La Cour des Comptes a publié le 19 mars dernier son rapport public annuel 2025 qui dresse un état des lieux des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour accompagner la jeunesse dans ses parcours éducatifs, professionnels et citoyens. Un chapitre notamment porte sur l’accès au logement des jeunes, pour lequel l’Unafo a été auditionnée.
La Cour des Comptes a publié le 19 mars dernier son rapport public annuel 2025 qui dresse un état des lieux des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour accompagner la jeunesse dans ses parcours éducatifs, professionnels et citoyens. Il analyse les politiques publiques sous différents angles afin d’identifier les réussites, les limites et les perspectives d’amélioration. Le rapport structuré en quatre parties se consacre dans la deuxième à l’aide à l’entrée dans la vie active et à l’autonomie, à travers l’analyse des politiques publiques facilitant l’insertion professionnelle et l’indépendance des jeunes. Un chapitre notamment porte sur l’accès au logement des jeunes, pour lequel l’Unafo a été auditionnée
Des constats qui rejoignent ceux du rapport COJ/CNH auquel l’Unafo a contribué
La Cour des Comptes reprend les constats que les têtes de réseau répètent à l’envi : prisme du logement jeunes centré sur les étudiants avec une solvabilisation reposant pour eux sur la forfaitisation APL et les bourses, une majorité de jeunes contraints de se loger dans le secteur privé dont le coût des logements apparait trop élevé pour leurs ressources, difficultés d’accès au logement social, politiques en silo par sous-populations cibles, une discontinuité des financements du logement de type FJT ou RSJA, des politiques dispositions nouvelles comme la colocation en secteur social ou l’article 109 de la loi Elan aux effets encore limités, faible visibilité des différentes actions…
Des préconisations partagées par les têtes de réseau
Résumant ces constats dans le fait que la politique du logement pour les jeunes « n’est pas pensée comme un tout cohérent, quand bien même n’a-t-elle pas vocation à être homogène ». La Cour des Comptes propose de mieux coordonner les politiques publiques au plan local « pour offrir une solution adaptée aux parcours individuels. La Cour des comptes propose de s’inspirer des travaux des Observatoires territoriaux du logement étudiant en l’élargissant : « L’extension progressive du regard des OTLE au logement des jeunes en général permet la bonne appropriation des enjeux et une juste évaluation des besoins par l’ensemble des acteurs du logement et éclaire les exécutifs locaux dans leurs démarches d’élaboration ou de révision des PLH, ainsi que dans la programmation annuelle des aides à la pierre », relève le ministère du Logement dans son courrier de réponse à la Cour. Idée avancée depuis plusieurs années par l’Unafo en lien avec la FNAU (Fédération nationale des Agences d’Urbanisme), l’AVUF (Association des Villes Universitaires de France) et la DHUP.
Enfin la Cour des Comptes invite l’Etat « à s’assurer de la cohérence des initiatives » en nommant au national un « chef de file chargé de proposer une analyse régulière de la situation et de promouvoir le dialogue et l’échange d’expériences entre les territoires »
Ces propositions rejoignent celles formulées dans le rapport du COJ/CNH auquel l’Unafo a contribué. Quand une vraie politique du logement des jeunes en France ?
Pour accéder au rapport complet : Le rapport public annuel 2025 | Cour des comptes